facebook-domain-verification=6w0n0lvc6wi03529mguwrqykfs3fpo Boris Bervelt Ostéopathe D.O. | L'émotion par le corps et l'esprit

La libération somato-émotionnelle : l'émotion par le corps et l'esprit

     À l'heure où la médecine est de plus en plus spécialisée, l'humain a besoin d'unité et d'une vision de globalité. L'esprit, le corps, l'émotionnel, la douleur, le symptôme, la maladie. Tout est l'expression d'une unité vivante et cherchant constamment un équilibre. Nous sommes des êtres d'émotion et la vie conduit à nous les scènes de théâtre dont nous avons besoin pour y conduire une certaine tonalité vibratoire appelée émotion. L'émotion est une vibration énergétique, une mise en mouvement à l'intérieur de nous. Elle n'est ni positive ni négative, et bien qu'agréable où désagréable, elle est nécessaire...

    

     Il est intéressant de considérer l’homme dans sa totalité, dans son intégrité somato-psychique, où le corps et l’esprit sont indifférenciés.

L’importance de cette considération est essentielle pour comprendre les déséquilibres psychosomatiques, de plus en plus présents dans nos sociétés modernisées où le rapport humain se réduit souvent à un rapport objectal, et entraînant des pathologies chroniques et multiples.

 

    L’émotion est un état psycho-physiologique complexe, une expression en réponse à une expérience. Elle n’est pas négative où positive, elle « est ». La peur, la joie, la tristesse, la colère, le dégoût … Sont autant d’état permettant une communication.

L’émotion vient du Latin « Motio » qui signifie mouvoir, mouvement. Elle doit être un état passager en réaction à une situation donnée, à une expérience positive ou négative.

L’état de santé repose sur le changement, sur la capacité à pouvoir ressentir une émotion, provoquée par un conflit, un traumatisme. Et ne pas se fixer dans cette réaction émotionnelle, qui peut à terme devenir un schéma chronique dysfonctionnel. Un état, qui va déséquilibrer l’individu dans son état de santé, qui va lui freiner son adaptation en créant des tensions internes, psychosomatiques, et favorisant ainsi l’apparition progressive d’un terrain pathologique.

Je pense notamment à toutes les pathologies favorisées par les états de stress chroniques, par toutes les émotions refoulées dans notre inconscient et les inconscients collectifs, par les traumatismes physiques et/ou psychiques créant une formidable mémoire émotionnelle au sain du tissu vivant, par les traumatismes émotionnels survenus durant notre développement psychoaffectif, ou par celles qui ont été conditionnées par les archétypes sociétales …

 

    L’émotion est donc un état de changement et de réaction indispensable à notre survie, à notre vie et à notre communication à autrui et à nous-mêmes. Elle est une signification nous ramenant le plus souvent à nos blessures, à nos traumatismes, à notre vie vécue et passée.

La bonne santé émotionnelle d’un individu repose en ce point à extérioriser, à exprimer, à vivre l’émotion, sans s’y fixer. Et à se questionner sur leurs intensités et la raison de leur survenue.

Il faut savoir qu’une émotion doit être acceptée, vécu et comprise. Elle est le fruit d’une réaction totale mêlant le corps et l’esprit.

Lorsqu’elle n’est pas exprimée, extériorisée. Lorsque le conflit n’est pas résolu ou compris. Elle va s’imprimer dans le tissu du corps, notamment dans le fascia et se manifester plus tard sous forme de douleurs, de tensions, de mal-être.

Le tissu fascial et une enveloppe qui entoure les organes, qui se prolonge et lie l’ensemble du corps ! C’est particulièrement ce tissu qui va prendre en charge et stocker les émotions ! Il va créer des nœuds palpables, qui vont en s’accumulant faire naître un système de facilitation nerveuse aggravant et maintenant le schéma chronique dysfonctionnel de l’individu (être dans la peur, la colère, la tristesse  permanente). La fixité dans cet état devient de plus en plus importante et le terrain pathologique se met en place sereinement …

 

« L’émotion fixant le corps, le corps fixé fixe davantage l’émotion qui fixe le corps »

     

     Nous pouvons voir que dans ce schéma il faudra comprendre et conscientiser le conflit originel, et libérer les nœuds du corps qui fixent et maintiennent ce schéma.

La libération doit être somato-psychique et psychosomatique ! Elle doit engager un changement du corps et de l’esprit, elle doit provoquer une conscientisation de l’individu sur son état douloureux.

    

  Mais surtout, j’aimerai évoquer une notion très important du succès de toutes thérapies de santé. La notion de «responsabilisation » de sa santé. Nous devons devenir acteur, actif et non pas patient et passif de notre vie et de notre santé.

La pathologie et la (les) douleur(s) sont autant de signes qui mettent en évidence une souffrance, un inconfort, un désir de changement, de mouvement. Nous devons avant toutes choses écouter le langage de nous avec nous-mêmes, nous responsabiliser dans notre santé en devenant l’acteur majeur nous menant à la libération, à la liberté d’une vie épanouie.

                                                                                 

Boris Bervelt (Ostéopathe D.O.)