facebook-domain-verification=6w0n0lvc6wi03529mguwrqykfs3fpo Boris Bervelt Ostéopathe D.O. | La respiration ? Et son importance ?

Ventilation ou Respiration ? Et son importance ?

Définitions et différences

     La respiration désigne à la fois les échanges gazeux (rejet de dioxyde de carbone, CO2, appelé parfois de façon impropre « gaz carbonique », et absorption de dioxygène, O2, appelé couramment « oxygène ») et la respiration cellulaire qui permet, en dégradant du glucose grâce au dioxygène, d'obtenir de l'énergie. Les échanges gazeux assistent la respiration cellulaire en lui fournissant le dioxygène et en le débarrassant du dioxyde de carbone (produit lors du cycle de Krebs).

 

     La ventilation est l'action qui consiste à créer un renouvellement de l'air, par déplacement dans un lieu clos. Elle est mise en œuvre dans des lieux où l'oxygène risque de manquer, lorsque des polluants et autres substances indésirables risqueraient de s'accumuler en son absence : logements, bureaux, magasins, salles de spectacles, d'enseignement, ouvrages souterrains, tunnel routier, atelier industriel, poumons…

 

Ainsi, le terme « respiration » concerne la respiration cellulaire et les échanges gazeux alvéolo-capillaires. Il est utilisé à tord pour désigner notre ventilation.

 

Quant à lui, le terme « ventilation » va concerner notre capacité à renouveler l’air de nos poumons, pour permettre un apport constant d’un air riche en O2 (dioxygène).

Notre ventilation en quelques chiffres

  • 2 Poumons contenant 600 millions d’alvéoles permettant une surface d’échange d’environ 100 mètres carré (un terrain de tennis)

 

  • Fonctionnant 24h/24 de manière autonome.

 

  • Au repos, nous prenons environ 12 à 18 respirations par minute : soit 25 920 fois par jour, pour un total de 700 millions dans une vie (variable en fonction des individus).

 

  • Nous inspirons en moyenne chaque jour, dans nos 600 millions d'alvéoles, 12 000 litres d'air, soit plus de 4 millions de litres par an.

 

Ces quelques chiffres sont très évocateurs de l’importance de ce système qui permet notre survie dans des temps très court. A titre d’exemple, nous pouvons survivre 30 jours sans manger, quelques jours sans boire et quelques minutes sans respirer !

 

Nous pouvons conclure que la respiration est de loin le système le plus important de notre corps, car elle est notre première source d’énergie, et elle ne peut être permise que par une bonne ventilation.

Notre ventilation, comment ça fonctionne ?

     C’est en effet un jeu entre les pressions à l’intérieur des poumons et à l’extérieur de notre corps.

 

     Pour illustrer voici un schéma qui nous montre, lorsque nous inspirons, l’air entre dans nos poumons car leurs volumes sont augmentés sous l’action des muscles inspirateurs, qui vont ouvrir et déformer notre cage thoracique. Le volume de nos poumons étant augmenté, la pression de l’air à l’intérieur de nos poumons devient inférieure à celle de l’air situé à l’extérieur ! Ainsi, cette dépression attire l’aire extérieure vers l’intérieur, l’inspiration est donc une aspiration faîte grâce à une différence de pression, de l’air extérieure vers l’intérieure.

 

Ostéopathie et respiration

     Lors de l’expiration cette fois le phénomène est inversé ! L’air à l’intérieur de nos poumons, après une inspiration, possède maintenant une pression supérieure à celui présent à l’extérieur ! Ainsi passivement, l’air est expulsé de nos poumons grâce au relâchement des muscles inspirateurs.

 

     Nous prenons l’exemple ici d’une ventilation quotidienne au repos. L’inspiration est active, l’expiration restera toujours passive.

Cependant, dans certains exercices de Yoga, la ventilation sera modifiée dans sa physiologie pour en travailler spécifiquement certaines parties.  

Que se passe t-il lors de notre inspiration, la phase active de notre ventilation ?

     Cette vidéo nous montre une inspiration forcée, au repos nous n’allons pas solliciter certaines structures, sauf en cas d’une mauvaise habitude de ventilation, nous en parlerons après.

 

     Nous pouvons voir en tout premier lieu, l’importance du muscle diaphragme thoracique. Il est la structure que l’on voit sous les côtes, qui, lors de l’inspiration va s’abaisser par sa contraction. Nous pouvons voir par cette vidéo qu’il s’insère sur les côtes jusqu’en bas au niveau des premières vertèbres lombaires. A ce niveau nous définition cette insertion comme étant les piliers du diaphragme. Il en existe un à gauche et un à droite.

 

     De part ce formidable travail de visualisation, nous pouvons constater la complexité de cette ventilation, faisant intervenir énormément de structure.

 

     Lors de cette inspiration forcée, nous pouvons voir travailler les muscles inspirateurs accessoires, situés au niveau supérieur notamment cervical (scalènes etc.). Lors d’une ventilation de repos ils ne doivent normalement pas intervenir ou très peu.

     Ce que nous devons retenir de cette visualisation est l’importance de notre muscle inspirateur principal qu’est notre diaphragme. C’est lui qui va intervenir majoritairement dans une ventilation de repos saine.

 

     De plus, nous savons que dessous ce muscle est présent tous le système digestif avec le foie, l’estomac, le colon etc.… Ainsi grâce à ses mouvements répétés d’abaissement-élévation notre diaphragme va masser le système digestif, il va agir comme une pompe améliorant la qualité de la circulation veineuse et lymphatique.

Respirons avec notre ventre

     Notre ventre renferme notre système digestif avec des organes complexes. Il est primordial de rééduquer notre ventilation qui peut être malmenée dans nos modes de vie actuels.

 

     En effet, le stress, les contraintes émotionnelles, le manque de temps pour soi, notre alimentation négligée, nous fragilisent. Toutes ces contraintes nous coupent le souffle, notre élan de vie, notre vitalité, notre énergie… Beaucoup de personne respire avec le haut du corps, n’utilisent que très peu leur diaphragme ! Une ventilation dysfonctionnelle va entrainer des tensions inhabituelles au niveau cervicales et thoracique supérieur, favorisant la mise en place de terrains algiques tel que des cervicalgies, céphalées de tension, reflux gastriques, tous les problèmes digestifs etc.

 

     Ces personnes ont souvent un contexte émotionnel qui va se figer dans les tissus, le plus souvent au niveau du plexus solaire qui est un rassemblement très important de neurones pour notre système digestif. La personne est en fermeture sur elle-même, ce sont des protections inconscientes face à un manque d’extériorisation et de compréhension de nos émotions, et de nous-mêmes.

 

     La ventilation est faible au niveau du diaphragme, le ventre est noué et ne bouge pas, le système se fige de plus en plus dans l’immobilité. Et plusieurs années durant, jusqu’à l’apparition de symptômes plus importants…

Difficile de sortir seul de ce genre de chronicité !

  • Il est important d’effectuer un travail de mobilisation manuel avec un thérapeute confirmé, pour dénouer et relâcher les barrières empêchant la possibilité d’une ventilation correcte.

     

  • Il est important de prendre conscience de son diaphragme, de rééduquer son muscle en ressentant son mouvement ! En inspirant dans son ventre, en isolant des parties du corps ! Il est primordial de ressentir cette énergie que va libérer tous ses mouvements. Cette rééducation est un travail hebdomadaire qui va potentialiser notre énergie, en relançant des fonctions essentielles, telle que le système digestif, ainsi que les canaux énergétiques.

 

  • Il est important de faire une introspection sur nos émotions qui sont un moyen de communication à nous-mêmes. Les vivres, les identifier, les comprendre, les accepter, et ce que nous devons mettre en place pour changer et retrouver notre intégrité du corps et de l’esprit.

 

 

Pour plus d’information sur nos émotions, veuillez consulter « La libération somato-émotionnelle : l’émotion par le corps et l’esprit »

 

 

Boris Bervelt (Ostéopathe D.O.)